Je trouve via Mastodon cet article dont je cite en langue originale le passage qui m’a le plus marqué :

Meta boss Mark Zuckerberg is developing a personal artificial intelligence agent that can perform some of his CEO duties autonomously […].

Revelations about Mr Zuckerberg’s AI CEO bot come amid a new trend in Silicon Valley known as ‘Tokenmaxxing’. First reported by The New York Times, the term refers to engineers at Meta, OpenAI and other major tech firms using AI as much as possible while they work.

The status game is based on the idea that maximizing the use of tokens – the units of data processed by AI systems – leads to increased efficiency and productivity in the workplace, though some within the industry have questioned the approach. […]
source : The Independant.com : Lundi 23 mars 20261

Après lecture de l’intégralité article, je réalise que nombre de compagnies, dont Méta (ex-facebook), inscrivent dans leurs cultures que l’emploi d’IA est par essence une bonne chose, et que maximiser la dépense de token (données numériques qu’utilisent les IA génératives) est directement lié à augmenter la productivité d’une boite.

Je trouve cette idée complètement folle : l’idée que la maximisation de l’emploi d’un outil devienne l’objectif plutôt que la qualité du résultat me dépasse totalement.

Un tracteur est plus efficace qu’un humain pour labourer un champ, mais si un agriculteur prenait son engin pour la moindre tâche au nom du “petrolmaxing”, on le dirait fou ! Un marteau est la meilleure façon d’enfoncer un clou, mais je ne prépare pas mon omelette avec pour autant !

Au-delà de ce qu’on pense de l’IA, de son efficacité et de sa pertinence, avoir pour objectif de “maximiser l’emploi des tokens” car cet usage serait directement traduit en productivité me semble être pure folie. Sur le plan écologique et éthique, certes, mais également sur le plan de rentabilité ou de productivité.

Si je n’étais pas terrifié à l’idée que Méta mette le monde à feu et à sang dans leur fièvre technocratique, je serais très heureux de les voir s’engager dans cette stratégie qui, j’en suis convaincu, va les détruire. Hélas j’ai peur que les conséquences sociétales et écologiques de leurs décisions stupides ne nous entraînent dans leur chute.

Il y a vraiment un moment où une compagnie est trop riche pour son propre bien. Qu’on ne vienne plus me parler de l’inefficacité du secteur publique : le privé est tout aussi couillon.