En tant que société, nous faisons le jeu de la radicalisation et la mort des débats.
Dès qu’un figure un tant soit peu publique fait une erreur, ou simplement revient sur une déclaration, elle est réduite en pièce par une horde de commentateurs avides de sang.
Si changer d’avis devient un signe de faiblesse, tout débat devient une lutte à mort. Il devrait en être autrement : depuis quand apprendre quelque chose et faire évoluer sa position est une mauvaise chose ? “Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis” dit le proverbe…
Trump (et bien d’autres) a compris que ne jamais avouer, c’est n’avoir jamais complément perdu : la mauvaise foi et le mensonge sauvent de l’exécution.
Laissons les se tromper, pour qu’ils soient moins tentés de nous tromper.
Faute avouée a moitiée pardonnée.