J’ai été très heureux de me rendre compte par hasard que le projet Re:Scam était de nouveau accessible !
J’avais un peu utilisé cet outil il y a quatre ou cinq ans, avant qu’il ne se mette en hiatus le temps “d’améliorer leurs services”. Après des années de silence, je l’avais presque oublié. Mais un spam particulièrement grossier et frustrant m’a poussé à vérifier ce qu’était devenu la plateforme, et à constater avec joie qu’elle fonctionnait à nouveau.
Re:Scam est un programme néo-zélandais conduit par la compagnie à but non-lucratif Netsafe dont la mission est de promouvoir la sécurité sur internet. Ils remplissent cette ambition par la publications d’outils et de ressources d’information.
Re:Scam par d’un principe très simple : chaque minute qu’un arnaqueur en ligne perd est une minute gagné pour le reste de l’humanité. Il faut donc essayer de leur faire perdre le plus de temps possible pour : ① leur faire perdre de l’argent, ② les détourner d’autres cibles plus faciles et crédules, et ③ leur briser les noix au point de leur faire reconsidérer leurs choix de carrière1.
Ainsi, Re:Scam est un robot auquel vous pouvez faire suivre les spams que vous recevez. Aussi tôt le message reçu, le logiciel prépare une réponse crédible, posant des questions et feignant l’intérêt. Son objectif est de se faire passer pour une cible crédule et d’inviter le malandrin à investir temps et attention dans une arnaque vouée à l’échec.
En effet, si le premier message de spam est souvent un message automatique envoyé à large échelle, les suivants nécessitent l’intervention d’un humain pour essayer de ferrer la prise2. Le robot se charge de faire tourner le sus-mentionné humain en bourrique jusqu’à ce dernier lâche l’affaire, broucouille bredouille malgré ses efforts.
J’aime beaucoup ce sketch inspiré d’une histoire vraie, diffusé lors d’une conférence TED, où James Veitch va se prêter lui-même à cet exercice. Hilarant, mais bien trop chronophage pour appeler tout un chacun à faire de même.