J’écoute souvent cet album de Steve Reich : Music for 18 Musicians. Cet ensemble de quatorze morceaux minimaliste compose en fait une seule et même pièce qui s’enchaîne fluidement.
Je ne suis pas expert en théorie musicale, mais de ce que je comprend, le mouvement s’intéresse à l’élément le plus irréductible qui permet de construire de la “musique”.
Tel un philosophe grec à la recherche de l’atome, le compositeur épluche les concepts musicaux les uns après les autres. Et une fois que tout est décortiqué, sous la mélodie reste le temps, qui s’écoule pendant l’œuvre en en séparant les notes. Et afin de mieux s’en imprénier et l’explorer, le compositeur répète l’instant entre les notes, encore et encore… de minimes variations dans la mélodie permettent de percevoir l’instant sous différents angles, différentes facettes… la répétition et le minimes variations semblent n’aller nul part, et dilate le plus infime des instant, monotone, et pourtant riche.
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