Mon âme de geek gadgetophile est particulièrement déchirée au sujet des smartwatches.
D’un côté, ce sont de supers gadgets, même parfois assez pratiques ! j’aimerais avoir des alarmes vibrantes et silencieuses à mon poignet, des appli de pomodoro1 et autres minuteurs, quelques notifications choisies visibles d’un coup d’œil. Certains en apprécient aussi les fonctions fitness.
De l’autre, ce sont des objets parfois très chers, ne répondant à aucune nécessité, bourrés de composants propriétaires destinés à verrouiller les utilisateurs dans des écosystèmes fermés, pétris d’obsolescences programmée. Sans même parler même du fait qu’ils sont gorgés de traceurs publicitaires. Beurk.
Tout de même, j’ai mis la main sur un échantillon d’un modèle bas de gamme, et j’en ai activé le strict minimum des fonctionnalités, sans même le connecter à internet, et j’ai bien aimé.
Toute médiocre qu’elle soit, ma montre m’a beaucoup amusé, et j’ai même trouvé assez utile de recevoir mes notifications d’appels et de messages au poignet.
J’ai dont étudié les modèles disponibles, avec comme exigence principale d’être supporté par GadgetBridge3. J’en ai trouvé, mais aucun ne me faisait assez envie pour en justifier l’achat, et j’ai continuer à me laisser bercer par la discrète vibration de ma montre à aiguilles.
Et puis j’ai eu vent d’une rumeur : “les Pebbles sont de retour…”. Et bien que n’en ayant jamais eue, ou même vue moi même, leur réputation légendaire ne m’était pas inconnue. Un gadget avec un écran e-ink4, dont l’autonomie se mesure en semaines, dont le logiciel est maintenant open source, sur lequel l’utilisateur peut lui-même programmer et installer des applis ? Alléchant !
Crées en 2012, la boite les fabriquant avait été vendue à Google, et le projet abandonné par le Géant Numérique, comme tant d’autre projets. Mais le créateur Eric Migicovsky se lance à nouveau dans l’aventure, après avoir obtenu de Google l’ouverture du code source, et compte reprendre l’aventure exactement là où il l’avait laissée.5, et projette l’expédition des premier modèles pour cet été 2025.
L’idée de programmer moi même mes applis pour une montre connectée open source m’est extrêmement séduisante. Je vais surveiller de près les annonces et les critiques, mais je vais peut-être me laisser tenter par l’aventure…
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un technique de travail populaire où se succèdent sessions de concentration et de repos. cf l’article de Todoist.com ↩︎
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def: FOSS : Free and Open Sourse Sorftware : Acronyme pour les logiciels libres, dont le code source est ouvert, accessible, modifiable et partageable par tous. ↩︎
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GadgetBridge : une application FOSS2 alternative permettant de contrôler une smartwatch tout en protégeant ses données. Voir ici ↩︎
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une technologie d’écran couramment retrouvée dans les liseuses électroniques, où au lieu de LEDs ou Cristaux Liquides, un pigment aimanté est contrôlé par de petit champs magnétiques pour afficher formes et couleurs. De moins bonne résolution, avec des taux de rafraîchissement bien plus lents, et ne permettant pas d’éclairage direct, ces écran sont très économes en énergie, lisibles en plein jour, et confortables à regarder. En savoir plus. ↩︎
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source : Why we’re bringing pebble back ! (article en anglais 🇬🇧) ↩︎