Quand j’ai commencé à utiliser Linux en 2011 (2011 !), j’ai rapidement découvert le plaisir d’explorer les différentes distributions1 qui existaient, à la recherche de celle qui me conviendrait le mieux. Cette quête de la version parfaite est si fréquente qu’elle porte le nom de “Distro Hoping” (traduisez : “saut de distribution”). Nombreux sont les Linuxiens qui errent de distribution en distribution, en en comparant les fonctionnalités et les détails. C’est un hobby très amusant, par lequel on apprend beaucoup sur le fonctionnement de son ordinateur.

J’ai donc essayé d’abord Ubuntu, qui fut mon premier système, puis Linux mint, Debian, ArchLinux, Manjaro, et d’autre que j’oublie. Un beau jour, j’ai fini par avoir besoin d’utiliser mon ordinateur pour travailler et non plus pour bidouiller. J’ai donc cherché un système stable et simple, flexible mais robuste. J’ai découvert Fedora, et m’y suis trouvé très bien pendnat plusieurs années.

Hélas, j’ai récemment rencontré des problèmes. La mise en veille de mon ordinateur fonctionnait mal et m’obligeait à redémarrer complètement à chaque fois. J’ai identifié qu’il s’agissait d’un problème de noyau, et supposais que le noyau Fedora était la source de mon problème. Sur avis d’un être cher qui me soufflait que le noyau Ubuntu conviendrait mieux, je sautais à nouveau d’une distribution à l’autre et installais le système africain.

Ubuntu 25.10
Ubuntu 25.10

Un sourire nostalgique s’accrochait sur mes lèvre en alors que je retrouvais les couleurs oranges et aubergines qui avaient posé les fondations du geek que je suis fier d’être devenu. De grandes évolutions graphiques ont rendu le système infiniment plus agréable qu’il n’avait pu être en 2011, mais son identité reste chaleureuse et bien reconnaissable.

Tristement, ce sourire se trouva arraché par le sombre constat de la persistance de mon problème de mise en veille. Heureusement (que de rebondissements dans ce billet !), la plus grande force d’Ubuntu réside dans son forum d’utilisateurs, et j’y trouvais bientôt le lien vers un outil qui me permit de changer de noyau. Revenant à une version certes obsolète, mais compatible avec mon ordinateur, mon problème était résolu.


Quel morale donc tirer de cette aventure ? J’en vois plusieurs.

  1. Le distro-hoping, c’est bien pour ceux qui ont du temps et de la curiosité à satisfaire. Pour les autres, le coût de devoir réinstaller et reconfigurer tout leurs logiciels, restaurer leurs données, rend la démarche au mieux pénible et délétère au pire.
  2. Dans la continuité du #1, les logiciels de sauvegarde de données sont nos amis les plus fidèles.
  3. Ubuntu est une belle distribution, mais ne me convient pas. Fedora en revanche, est exactement ce que je cherche, et le quitter m’a permis de m’en rendre compte à nouveau. J’y retournerai dès la prochaine mise à jour prévue en avril.

Je reste donc avec Ubuntu pour le moment. J’espère qu’une version plus récente du noyau Linux réglera mon problème de mise en veille, mais la solution que j’ai trouvée me convient malgré tout. Je n’ai pour le moment pas le loisir de me plonger dans la recherche d’un bidouillage plus propre et respectueux des bonnes pratiques informatiques.

If it ain’t broke don’t fix it. Thomas Bertram


  1. Une distribution est une version de Linux. Elle garde la même base système, mais l’agrémente de différents paquets, logiciels et outils, modifiant son apparence et son fonctionnement de façon plus ou moins drastique. ↩︎